Contexte

En décembre 2015, la France a accueilli la 21ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21). Cruciale, cette échéance a permis de se rapprocher d’un consensus international sur le climat, applicable à tous les pays, dans l’objectif de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2°C. Global, cet accord donne les nouvelles orientations fondées sur l’engagement des pays pour tenir l’objectif affiché. Or, si le changement climatique est l’affaire de tous, force est de constater que les parties concernées ne disposent pas toutes des mêmes moyens techniques, financiers et humains pour y faire face. Dans un  contexte de développement et de lutte contre la pauvreté, nombreux sont les États qui accordent la primauté au développement économique par nécessité, parfois aux dépens des générations futures. Le défi consiste désormais à imaginer des solutions qui permettent de concilier ces objectifs de développement avec ceux de préservation du climat.

La COP22 accueillie par le Maroc à Marrakech en décembre 2016, offre l’espoir d’initier des décisions concrètes au sein d’un continent en pleine mutation. Le Royaume et l’Afrique toute entière seront au cœur des débats. Si, à ce jour, le continent africain est un faible contributeur aux émissions de CO2, sa vitalité démographique et économique impulsée par les émergences programmées de nombreux États pourrait changer la donne. Pour accélérer la contribution des États africains et concilier leur perspective de développement avec la lutte contre le changement climatique, il est indispensable d’imaginer et de déployer des solutions résilientes, des dynamiques de coopération et des financements innovants.

Objectifs de la conférence

La troisième Conférence de Rabat pour le Développement Durable s'est tenue à mi-chemin entre la COP21 et la COP22. L’Association a offert aux participants de la journée du 13 avril 2016 la possibilité de :

- bénéficier d’un éclairage sur les enjeux et l’urgence de la lutte contre le changement climatique, comprendre comment se négocient depuis vingt ans les questions climatiques, et tirer les enseignements des résultats de la COP21 afin d’anticiper sur ceux de la COP22,

- comprendre la vulnérabilité et les dynamiques d’adaptation nécessaires pour le continent africain dans un contexte de croissance économique programmée,

- investir l’espace des solutions techniques et organisationnelles économiquement viables et susceptibles d’être déployées aux différentes échelles de gouvernance (locale, régionale, nationale et supranationale) qui permettent de concilier le développement et la protection du climat.

RAPPEL

La Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) a été adoptée au cours du sommet de la Terre de Rio (Brésil) en 1992. Entrée en vigueur le 21 mars 1994, elle a été ratifiée par 196 parties prenantes étatiques à la Convention. LA CCNUCC est une convention universelle de principe, qui reconnaît l’existence d’un changement climatique d’origine humaine et confère aux pays industrialisés le primat de la responsabilité de la lutte contre ces changements. La Conférence des parties (COP), composée de tous les États « parties prenantes» est l’organe suprême de la Convention. Elle se réunit annuellement pour prendre des décisions qui permettent de respecter les objectifs de lutte contre les changements climatiques.

La COP qui s'est tenu à Paris en 2015 était la 21ème édition, la COP22 se tiendra au Maroc, à Marrakech, en décembre 2016.